Torres valorise « l'unité » des RUP, même s'il admet que « ce ne sera pas facile » de maintenir toutes ses revendications devant l'UE


Le ministre de la Politique territoriale, Ángel Víctor Torres, s'entretient avec l'eurodéputé Juan Fernando López Aguilar au « Forum Hirozonte RUP » organisé à Tenerife

– MINISTERE DE LA POLITIQUE TERRITORIALE

SANTA CRUZ DE TENERIFE 16 mars (EUROPA PRESS) –

Le ministre de la Politique territoriale et de la Mémoire démocratique, Ángel Víctor Torres, a apprécié lundi « l'unité » dont ont fait preuve les Régions ultrapériphériques (RUP) pour signer à Tenerife une déclaration commune contre le nouveau cadre financier et pluriannuel, étant donné qu' »il ne sera pas facile » de répondre à toutes les aspirations de ces territoires.

Dans des déclarations aux journalistes à l'occasion de sa participation au « Forum RUP Horizon », il a souligné qu'il s'agit désormais de travailler avec le Portugal, la France et l'Espagne « sur un texte unique » car cela rendra « plus facile » les négociations, déplorant qu' »il y a depuis très longtemps des intérêts clairs qui mettent en danger ce qu'est l'article 349 du Traité de l'Union européenne ».

Le ministre a souligné « l'engagement » du gouvernement espagnol envers les RUP, comme en témoigne la rencontre du président du gouvernement, Pedro Sánchez, avec le président des Canaries, Fernando Clavijo, l'été dernier, la lettre envoyée par Sánchez à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et les propositions de l'Espagne pour le paquet de mesures de simplification administrative dans l'UE à travers le ministère des Affaires étrangères en coordination avec la politique territoriale.

Parmi eux, il a souligné les questions liées à l'immigration, aux limitations sur l'achat de logements par les non-résidents, au maintien du Posei pour le secteur primaire et à l'approbation de mesures spéciales pour la pêche.

« Le gouvernement espagnol sera du côté de ces justes revendications, et très vigilant pour avoir le meilleur plan pluriannuel », a-t-il indiqué, tout en soulignant que nous devons « continuer à avancer » face aux « difficultés » qui existent au sein de l'Union européenne.

« L'Union européenne n'est pas telle si elle ne prend pas en compte les territoires les plus éloignés, avec un revenu par habitant plus faible, qui ont le problème de l'insularité, de l'éloignement, comme c'est le cas des îles Canaries et du reste des régions ultrapériphériques. Je suis optimiste. Cela ne va pas être facile, mais je suis optimiste », a-t-il souligné.