Pour l'Andalousie, il propose au Parlement le rejet de l'accord UE-Mercosur et que Moreno le promeuve au Comité des Régions


Archive – La porte-parole du Groupe pour l'Andalousie, Inma Nieto, dans une image d'archive lors de la séance plénière du Parlement.

– JOAQUÍN CORCHERO/PARLEMENT D'ANDALOUSIE – Archive

SÉVILLE, 8 mars (EUROPA PRESS) –

La séance plénière du Parlement d'Andalousie débat ce jeudi une proposition de non-loi du Groupe Por Andalucía par laquelle elle demande que la Chambre exprime, d'emblée, le rejet de l'Accord d'association entre l'Union européenne et le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) pour le qualifier de « menace » pour l'agriculture et l'élevage, ainsi que pour « la souveraineté alimentaire, l'environnement, la sécurité alimentaire et les droits des travailleurs agricoles ».

Dans ce sens, il demande que l'application provisoire de l'accord soit rejetée comme l'a décidé la Commission européenne, alors qu'on ne sait pas ce que dira la Cour supérieure de justice de l'Union européenne (CJUE) suite à l'avis que lui a soumis le Parlement européen, ainsi qu'en proposant de présenter au Parlement européen « la plainte concernant le comportement » de la Commission, qui sera également envoyée à la Commission européenne elle-même.

Le PNL de Por Andalucía exhorte le président du Conseil, Juanma Moreno, en sa qualité de vice-président du Comité européen des Régions, à exercer ce rôle afin de « promouvoir l'initiative politique » au sein du Conseil de cet organe représentatif des régions et des villes afin qu'il « se réunisse de manière extraordinaire » et y fasse « soit une déclaration politique, soit une opinion contre l'Accord », ainsi que sur son application provisoire.

Por Andalucía souhaite que le gouvernement andalou convoque une conférence sectorielle sur l'agriculture et le développement rural et que cet organe de dialogue entre le gouvernement et les communautés autonomes « conduise le rejet » de cet accord et cherche à favoriser « une voix unique dans l'État » sur le rejet du Mercosur.

Il s'engage auprès de l'Assemblée autonome pour exiger une Politique Agraire Commune « forte, suffisante et bien financée » et demande qu'elle soit « un modèle juste et redistributif », pour lequel il propose « d'établir des limites au sommet » et de garantir ainsi que « les ressources arrivent en bas ».

L'initiative Por Andalucía exige que la Junte mène un mouvement pour rejeter les coupes dans la Politique Agraire Commune en raison de « une orientation guerrière du budget européen », qu'elle attribue à une « stratégie de réarmement » du Parti Populaire et de Vox « aux dépens des fonds agricoles, de la cohésion territoriale, de la protection de l'environnement et de la souveraineté alimentaire ».

L'Andalousie réclame en effet une « cohérence » entre la politique commerciale de l'UE et sa feuille de route avec des stratégies telles que « De la ferme à l'assiette », estimant que ne pas y parvenir conduirait à « mettre en cause les objectifs environnementaux, sociaux, de sécurité alimentaire et de transition agroécologique de l'Union elle-même ».

Le PNL de Por Andalucía exige également que « la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans (Undrop) soit respectée dans toutes les politiques commerciales et agricoles » et que l'accord UE-Mercosur soit suspendu jusqu'à ce que « la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) rende l'avis demandé par le Parlement ».

L'initiative propose que le Gouvernement andalou promeuve « un programme complémentaire autonome à la PAC » avec l'idée de corriger « les échecs du modèle de distribution actuel » et qu'il se concentre sur le soutien « à l'agriculture et à l'élevage sociaux et traditionnels avec une aide économique directe aux petites et moyennes exploitations ».

Il exige que l'État et les administrations régionales renforcent « les moyens humains et matériels de contrôle et d'inspection qui garantissent la sécurité alimentaire et la traçabilité des importations de produits en provenance de pays tiers ».