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BRUXELLES, 6 mars (EUROPA PRESS) –
L'Union européenne réclame une nouvelle fois depuis ce vendredi 6 mars l'obligation de disposer d'un visa pour entrer sur le territoire communautaire pour les diplomates et responsables géorgiens, après que les 27 ont convenu de suspendre cette exemption pour douze mois en réponse à la répression subie par la population de ce pays.
C'est la première fois que l'UE utilise le nouveau mécanisme de suspension des exemptions de visa pour réagir aux violations des droits de l'homme ou à l'éloignement des règles de contrôle aux frontières des pays tiers avec lesquels elle accepte d'assouplir les procédures consulaires.
La mesure activée ce vendredi par la Commission européenne, après avoir reçu le feu vert des capitales, sera en vigueur pour une période d'au moins douze mois et signifie que les diplomates et fonctionnaires géorgiens devront demander un visa lorsqu'ils souhaitent voyager pour des raisons officielles vers une destination de l'espace sans frontières Schengen.
Comme l'a rappelé l'exécutif communautaire dans un communiqué, la décision répond à la violation « délibérée et persistante » par la Géorgie des engagements pris dans le cadre de son régime d'exemption de visa dans des domaines clés du respect démocratique et des droits fondamentaux.
« Les actions des autorités géorgiennes depuis octobre 2024, notamment la répression contre les manifestants, les hommes politiques de l'opposition et les médias indépendants, ont eu un impact négatif sur la situation en Géorgie et ont provoqué des violations de plusieurs droits fondamentaux et normes juridiques internationales », résument les services communautaires pour expliquer la mesure. En outre, expliquent-ils, la Géorgie a également refusé de s'aligner sur la politique des visas de l'UE, bien que cela soit une condition essentielle pour maintenir l'exemption de visa.