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BRUXELLES, 5 mars (EUROPA PRESS) –
Les négociateurs du Conseil (États) et du Parlement européen sont parvenus à un accord politique visant à renforcer le rôle des agriculteurs dans la chaîne alimentaire, qui comprend, entre autres mesures, l'obligation de conclure des contrats écrits entre producteurs et commerçants.
L'accord, qui doit encore être formellement approuvé par les deux institutions, modifie le règlement de l'organisation commune des marchés agricoles (OCM) et d'autres réglementations liées à la politique agricole commune (PAC) dans le but d'équilibrer les relations au sein de la chaîne agroalimentaire et d'améliorer la stabilité des revenus des agriculteurs.
La généralisation des contrats écrits vise à offrir une plus grande prévisibilité aux producteurs et inclura des clauses de révision pour tenir compte des changements du marché, de l'évolution des coûts de production ou des conditions économiques, notamment dans les accords à long terme.
L'accord renforce également le rôle des organisations de producteurs, en simplifiant les règles de leur reconnaissance juridique et en permettant aux États membres d'accorder un soutien financier supplémentaire à ces entités et à leurs associations dans le cadre des interventions sectorielles de la PAC.
De même, les institutions européennes cherchent à encourager les jeunes agriculteurs et les nouveaux producteurs à rejoindre ces organisations dans le but de renforcer leur capacité de négociation avec les autres acteurs de la chaîne d'approvisionnement.
Le texte fixe également les conditions d'utilisation de termes marketing tels que « juste », « équitable » ou « circuit d'approvisionnement court », dans le but d'apporter plus de clarté pour les producteurs et les consommateurs.
PROTECTION DES APPELLATIONS DE VIANDE
L'accord comprend également des règles visant à protéger les dénominations liées à la viande, qui seront réservées exclusivement aux produits carnés, afin d'améliorer la transparence du marché et d'éviter leur utilisation dans des produits ne contenant pas de viande.
La proposition fait partie de la révision du cadre juridique de l'OCM présentée par la Commission européenne en décembre 2024 et répond aux pressions auxquelles est confronté le secteur agricole européen, telles que l'augmentation des coûts de production, des exigences réglementaires plus strictes et l'impact de la guerre de la Russie contre l'Ukraine.