Les Vingt-Sept adoptent leur position pour renforcer l’approvisionnement en matières premières critiques


Archive – Siège du Conseil européen, 23 octobre 2025, à Bruxelles (Belgique).

– Ana López García – Europa Press – Archives

BRUXELLES, 4 mars (EUROPA PRESS) –

Les pays de l'Union européenne se sont mis d'accord ce mercredi sur leur position pour modifier la réglementation communautaire sur les matières premières critiques, dans le but de renforcer la sécurité d'approvisionnement de ces matières essentielles pour l'industrie européenne et de favoriser leur recyclage au sein du marché communautaire.

Le mandat de négociation adopté par le Conseil de l'Union européenne soutient la proposition de la Commission de modifier la réglementation sur les matières premières critiques et admet que c'est l'Exécutif communautaire qui identifie les grandes entreprises qui dépendent de ces matières et évalue leurs éventuelles vulnérabilités aux interruptions d'approvisionnement.

Selon l'accord, Bruxelles pourra demander des informations à ces entreprises et proposer des mesures pour réduire les risques en cas de problèmes d'approvisionnement, dans le but de garantir la continuité de la production industrielle dans l'UE.

Cependant, les États ont demandé à renforcer leur participation au processus et ont exigé que la Commission indique aux gouvernements nationaux et au Comité européen pour les matières premières critiques quelles entreprises ont été identifiées comme de grandes consommatrices de ces matières et quelles sont leurs éventuelles vulnérabilités.

Le mandat du Conseil précise également que la Commission peut recommander des mesures visant à réduire les risques d'approvisionnement dans ces entreprises, telles que limiter la dépendance à l'égard d'un seul fournisseur de matières premières, en tenant compte de la disponibilité de sources alternatives.

De même, l'accord introduit des mesures pour améliorer la transparence sur les matériaux utilisés dans certains produits industriels, notamment dans le cas des aimants permanents, largement utilisés dans des technologies telles que les véhicules électriques ou les éoliennes.

Dans ce domaine, les États membres soutiennent l'utilisation de passeports numériques de produits, un système qui permet d'enregistrer et de partager des informations sur les matériaux utilisés tout au long de leur cycle de vie, ce qui, expliquent-ils, faciliterait leur traçabilité et leur recyclage.

La position convenue par les Vingt-Sept servira désormais de base à la présidence du Conseil pour entamer les négociations avec le Parlement européen, une fois que le Parlement européen aura adopté sa propre position sur le texte.