« Si Page veut modifier la directive-cadre sur l'eau, la place est au Conseil de l'UE et au Parlement européen »


Le vice-président des Cortes de Castille-La Manche et vice-secrétaire institutionnel du PP-CLM, Santiago Lucas-Torres.

-PP

TOLÈDE, 2 mars (EUROPA PRESS) –

Le secrétaire institutionnel adjoint du Parti populaire de Castille-La Manche, Santiago Lucas-Torres, a assuré ce lundi que l'annonce d'Emiliano García-Page de s'adresser au Comité européen des régions pour proposer un moratoire sur l'application de la nouvelle directive-cadre sur l'eau « est une déclaration sans effets juridiques ou exécutifs ».

Lucas-Torres a rappelé que le Comité européen des régions est un organe consultatif, sans capacité réglementaire ou exécutive pour modifier les directives européennes. « Si Page veut modifier la directive-cadre sur l'eau, il faut le Conseil de l'UE, où siège le gouvernement de Sánchez, et le Parlement européen, par le biais d'un amendement législatif formel. Tout le reste n'est que des mots », a-t-il déclaré.

En ce sens, il a souligné que le président du PP-CLM, Paco Núñez, a déjà travaillé sur cette question avec le Parti Populaire Européen (PPE), où il existe un engagement à promouvoir une modification de la Directive Cadre sur l'Eau pour adapter la transition écologique à la réalité productive des campagnes.

En outre, il a souligné que la députée européenne et responsable nationale de l'Agriculture du PP, Carmen Crespo, a personnellement transmis à Núñez son engagement à promouvoir une modification législative au Parlement européen à cet égard, comme le rapporte le PP dans un communiqué de presse.

« Ce que propose Paco Núñez, c'est changer la norme. Modifier la directive-cadre sur l'eau. Ne pas faire de déclaration politique dans un organisme sans pouvoirs », a-t-il souligné.

Lucas-Torres a accueilli Page « à la défense des eaux de Castille-La Manche », même s'il a regretté qu' »il arrive toujours en retard et traîne ».

Ainsi, il a rappelé que le président régional n'a pas respecté l'Accord régional sur l'eau signé à Castille-La Manche depuis cinq ans, et depuis dix ans sans régulariser un seul puits d'eau prioritaire, malgré ses promesses répétées.

En outre, il a ajouté qu'il a eu l'opportunité, au cours des années où il a gouverné, de lancer la récupération des eaux usées, comme Murcie l'a fait 98 pour cent et comme la Communauté valencienne a fait 90 pour cent et, au contraire, du total budgétisé pour l'irrigation et l'eau, « il a dépensé 36 pour cent de ce qui était budgétisé au cours des dix dernières années ».

« Des promesses et des mensonges. Maintenant, il annonce qu'il s'adressera au Comité des Régions, un organe sans pouvoir pour modifier les directives européennes. Pendant ce temps, Paco Núñez portera la défense des eaux de Castille-La Manche devant le Parlement européen, où les règles seront réellement modifiées », a-t-il conclu.