« Cela reviendra désormais aux producteurs »


Le porte-parole de Vox en Andalousie, Manuel Gavira, a fait ce lundi des déclarations aux médias au Parlement.

– VOX EN ANDALOUSIE

SÉVILLE, 2 mars (EUROPA PRESS) –

Le porte-parole de Vox en Andalousie, Manuel Gavira, a qualifié lundi de « tyrannie digne d'une dictature » la décision de l'Union européenne de procéder à la mise en œuvre provisoire de l'accord avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) « avant son traitement final et sans qu'il ait encore été ratifié » par le Parlement européen, qui a à son tour demandé un avis à la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) sur le respect des traités communautaires.

« Pas de garde-fous, pas de garanties, rien. L'accord retombera désormais sans relâche sur nos producteurs et des milliers de familles espagnoles subiront les conséquences d'une classe politique traîtresse », a prévenu Gavira, selon une note de ce parti.

Gavira a rétorqué que, tandis que le Parti populaire européen célèbre cela comme une étape historique, le PP andalou, pour sa part, a assuré qu' »ils se battraient pour éliminer les accords qui s'opposent à notre changement, d'où qu'ils viennent ».

Le porte-parole de Vox au Parlement andalou, qui a souligné que le Parti populaire et le Parti socialiste sont « directement responsables » de l'application provisoire de l'accord, a soutenu que cette décision de la Commission européenne est « une grave irresponsabilité politique qui affectera directement le paysage, la pêche, l'élevage et des milliers de familles espagnoles ».

Vox a pointé du doigt la présidente de la Commission européenne et membre du Parti populaire européen, Ursula von der Layen, pour avoir ignoré les protestations des campagnes, de la démocratie et de la justice, en plus de « sauter le Parlement européen et la CJUE ».

Gavira a rappelé que l'Argentine et l'Uruguay ont déjà ratifié l'accord dans leurs congrès respectifs, tandis que dans le cas de l'Espagne, il n'a été ratifié ni par le Parlement national ni par le Parlement européen.

Vox estime que le débat sur l'accord du Mercosur « n'est pas seulement agricole, mais touche directement à la souveraineté alimentaire, à la sécurité alimentaire et à la survie du monde rural ».

« Lorsque nous serons au gouvernement espagnol, nous soumettrons à l'examen de tous les Espagnols la ratification de cet accord du Mercosur afin que nous, Espagnols, puissions décider comme le dicte notre législation », a conclu Manuel Gavira.