– Ana López García – Europa Press – Archives
BRUXELLES, 24 février (EUROPA PRESS) –
Les Vingt-Sept ont donné mardi leur feu vert à la réforme visant à abaisser les exigences de durabilité et de diligence raisonnable qui obligent les entreprises à rendre compte de l'impact environnemental et social de leur activité, limitant son application aux grandes entreprises et assouplissant plusieurs exigences.
Avec cette mesure, l'Union européenne cherche à réduire la charge bureaucratique et à renforcer la compétitivité économique, notamment parmi les petites et moyennes entreprises, dans le cadre de ses efforts de simplification administrative.
Avec les nouvelles règles, seules les grandes entreprises comptant plus de 1 000 salariés et un chiffre d'affaires annuel de plus de 450 millions d'euros seront tenues de soumettre des rapports de développement durable. Les petites entreprises seront exemptées de ces obligations et protégées de la possibilité que de grands partenaires commerciaux leur transfèrent des responsabilités en matière d'information.
En outre, la réforme limite l'obligation des entreprises d'identifier et de prévenir les impacts négatifs sur les droits de l'homme et l'environnement aux entreprises de plus de 5 000 salariés et un chiffre d'affaires de plus de 1,5 milliard d'euros, tant en provenance de l'UE que de pays tiers opérant sur le marché communautaire.
Ces entreprises doivent analyser les risques associés à leur activité et à leur chaîne d'approvisionnement, mais elles peuvent concentrer leurs contrôles sur les domaines où il y a une plus grande probabilité d'impacts négatifs et limiter les demandes d'informations aux partenaires commerciaux plus petits lorsqu'ils ne peuvent pas les obtenir par d'autres moyens.
La réforme supprime l'obligation d'approuver un plan spécifique de transition climatique et supprime le régime de responsabilité civile harmonisé au niveau européen, laissant l'application des sanctions entre les mains de chaque pays. Dans ce contexte, le plafond maximum des amendes est fixé à 3% du chiffre d'affaires net global de l'entreprise.
Par ailleurs, le délai accordé aux pays pour adapter la directive à leur réglementation interne est prolongé d'un an, soit jusqu'au 26 juillet 2028, et les entreprises doivent se conformer aux nouvelles exigences avant juillet 2029.