Le Parlement européen convoque une réunion sur l'accord commercial avec les États-Unis après la décision sur les droits de douane


Session plénière du Parlement européen à Strasbourg (France)

-PHILIPPE STIRNWEISS

BRUXELLES, 20 février (EUROPA PRESS) –

Le Parlement européen tiendra une réunion extraordinaire lundi pour évaluer l'impact de l'arrêt de la Cour suprême des États-Unis qui a rejeté la légalité de nombreux tarifs douaniers promus par le président Donald Trump.

Cela a été confirmé par le président de la Commission du commerce international du Parlement européen, l'eurodéputé allemand Bernd Lange, qui a indiqué avoir convoqué l'équipe de négociation pour analyser l'arrêt et ses conséquences, ainsi que ses éventuelles implications sur le travail parlementaire en cours.

Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, Lange a qualifié la décision de la Cour suprême de « signe positif pour l'Etat de droit » et a souligné que les juges ont montré que « même un président des Etats-Unis n'agit pas dans un vide juridique ».

Le dirigeant européen a ajouté que la résolution fixe des limites juridiques claires et que « l'ère des droits de douane illimités et arbitraires pourrait toucher à sa fin », bien qu'il ait mis en garde contre la nécessité d'évaluer soigneusement la portée de la décision avant d'adopter une quelconque décision.

La réunion extraordinaire se concentrera, en particulier, sur l'évaluation de l'impact de l'arrêt sur le soi-disant « Turnberry-Deal » entre l'Union européenne et les États-Unis et sur le prochain vote prévu au sein de la commission parlementaire compétente qui devrait avancer sa ratification.

« Nous devons maintenant peser soigneusement la décision et ses conséquences. C'est la raison pour laquelle j'ai convoqué lundi une réunion extraordinaire de l'équipe de négociation sur l'accord de Turnberry, pour évaluer l'impact sur les travaux en cours, notamment en ce qui concerne le vote en commission », a-t-il déclaré.

La réunion extraordinaire aura lieu après que la Cour suprême des États-Unis a rejeté l'interprétation de l'administration Trump selon laquelle la législation invoquée donnait au président le pouvoir d'imposer des droits de douane unilatéralement et sans les limitations procédurales prévues dans d'autres réglementations commerciales.

Dans son arrêt, la Haute Cour souligne que la Maison Blanche doit « présenter une autorisation claire du Congrès » pour justifier une attribution d'une telle ampleur et juge insuffisant que l'International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) permette une « régulation des importations » pour justifier l'imposition de droits de douane.