– Europa Press/Contact/Aristidis Vafeiadakis
MADRID, 18 février (EUROPA PRESS) –
La Grèce a révélé mercredi qu'elle travaillait avec l'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas et le Danemark sur un projet visant à créer des centres de détention pour les migrants expulsés hors de l'Union européenne.
Dans une interview à la chaîne grecque ERT, le ministre des Migrations, Thanos Plevris, a souligné que ces pays européens s'efforcent de trouver une solution au processus d'expulsion des migrants qui se sont vu refuser l'asile en Europe. En ce sens, il a évoqué le projet d'établir un centre de détention en dehors de l'UE, « de préférence en Afrique ».
L'idée est que les personnes dont la demande d'asile a été rejetée et dont les pays d'origine n'acceptent pas le rapatriement soient envoyées dans ces centres. Outre la Grèce, l'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas et le Danemark coopèrent pour prendre des mesures dans le cadre de ce plan, a révélé Plevris.
Selon le ministre grec, ce plan aura un effet dissuasif pour stopper l'arrivée de migrants et de réfugiés en Europe. « Quand quelqu'un sait qu'il va être renvoyé dans un centre de détention dans un pays tiers, cela a un effet dissuasif », a-t-il insisté.
Plevris s'est montré tout aussi sévère envers les personnes bénéficiant d'une protection internationale, affirmant que ce statut « n'est pas à vie » et qu'il doit être réexaminé périodiquement, garantissant que cette protection peut disparaître si les circonstances changent dans leur pays d'origine.