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BRUXELLES, 10 février (EUROPA PRESS) –
Ce mardi, le Parlement européen a approuvé l'accord conclu avec les Vingt-Sept pour renforcer le secteur vitivinicole de l'Union européenne avec de nouvelles mesures de soutien financier, une plus grande flexibilité face aux crises du marché et des changements dans les normes de commercialisation qui permettront, entre autres nouveautés, d'étiqueter les vins titrant moins de 0,05% d'alcool comme « 0,0% sans alcool ».
La proposition a été adoptée à une large majorité – 625 voix pour, 15 contre et 11 abstentions – après l'accord provisoire conclu le 4 décembre de l'année dernière qui, selon le Parlement européen, vise à répondre aux défis auxquels le secteur est confronté et à faciliter l'ouverture de nouvelles opportunités commerciales.
Les nouvelles dispositions, qui doivent être formellement approuvées par le Conseil avant d'entrer en vigueur, précisent que les produits ayant une teneur en alcool inférieure à 0,05% peuvent être identifiés comme « 0,0% sans alcool », tandis que ceux ayant une teneur en alcool supérieure à 0,5%, mais au moins 30% inférieure à la norme de leur catégorie, doivent être commercialisés comme « alcool réduit ».
En outre, le texte introduit une plus grande flexibilité financière afin que les producteurs adaptent l'offre aux évolutions du marché et puissent réagir aux crises provoquées par des phénomènes météorologiques défavorables, des catastrophes naturelles ou des épidémies de maladies des plantes, en élargissant l'utilisation des fonds européens pour des mesures de gestion du potentiel de production.
Concrètement, ces ressources pourront être affectées à l'arrachage définitif des vignes, à la distillation de crise et aux vendanges en vert, et la limite maximale du financement national que chaque État membre pourra consacrer à ces actions sur le total des fonds disponibles sera fixée à 25 %.
PROMOTION ET EXPORTATION
La réforme renforce également le soutien à l'œnotourisme comme moyen de diversification économique dans les zones rurales et améliore les conditions de promotion des vins européens dans les pays tiers, de sorte que les activités d'information et de promotion – telles que les campagnes publicitaires, la participation à des foires ou aux études de marché – puissent recevoir jusqu'à 60 % du financement communautaire.
Un pourcentage qui, selon le Parlement européen, pourra être augmenté avec des contributions nationales allant jusqu'à 30 % pour les petites et moyennes entreprises et 20 % pour les plus grandes, et l'aide pourra être accordée pour une période initiale de trois ans, renouvelable deux fois jusqu'à atteindre un maximum de neuf ans.
Avec cet ensemble de mesures, la réglementation cherche à adapter le cadre réglementaire à l'évolution de la consommation et aux nouvelles demandes du marché, dans un contexte marqué par la baisse de la demande dans certains États membres et l'impact croissant du changement climatique sur la production.
L'eurodéputée « populaire » Esther Herranz García, principale responsable du rapport, a défendu que l'accord constitue « une réponse efficace à la crise du secteur », soulignant qu'il fournit aux viticulteurs des outils de promotion, de gestion du potentiel productif et d'adaptation aux nouvelles demandes du marché, en plus d'introduire des améliorations à la proposition initiale.
Parmi les changements introduits, se distinguent le financement avec des fonds européens pour l'arrachage permanent des vignobles et la couverture complète des interventions collectives contre les maladies contagieuses, ainsi que la révision périodique du système d'autorisation de plantation et l'extension des campagnes de promotion jusqu'à un maximum de neuf ans.