– UI ANDALOUSIE
SÉVILLE, 6 février (EUROPA PRESS) –
Le coordinateur fédéral d'Izquierda Unida (IU), Antonio Maíllo, a critiqué vendredi la « nouvelle stratégie d'asphyxie économique » que, selon sa censure, l'administration américaine dirigée par Donald Trump applique à Cuba, tout en estimant que l'Union européenne (UE) devrait adopter une « position ferme » contre le « blocus » américain sur l'île.
Ce sont des idées que le candidat de la coalition Por Andalucía à la présidence du Conseil des prochaines élections régionales a partagé dans une allocution médiatique dans le cadre d'une réunion avec les maires qu'il a tenue au siège de l'IU Andalucía à Séville.
Antonio Maíllo a souligné que le « moment très difficile » que traverse l'île de Cuba « fait très mal à l'Espagne » en général, « et à l'Andalousie » en particulier, « à cause de la solidarité et des liens humains qui nous unissent ».
Cela dit, il a critiqué « une nouvelle attaque de Trump, d'un fasciste qui donne la priorité aux politiques tarifaires comme moyen d'étouffer une économie déjà très compliquée », comme l'a prévenu le leader de l'IU, qui a accusé le président américain de « maintenir le blocus criminel qui attaque avant tout la population cubaine, qui se trouve dans les plus grandes difficultés pour gérer la vie quotidienne ».
Il s'agit, a-t-il ajouté, d'un blocus qui « est actuellement aggravé par la nouvelle stratégie d'asphyxie économique puisque la vente du pétrole au Venezuela est paralysée », et face auquel « l'attitude de solidarité du Mexique ne suffira pas à compenser cette perte d'arrivée de pétrole, fondamentale pour le fonctionnement de l'économie cubaine », a-t-il ajouté.
Le leader de l'IU – une formation intégrée au groupe Sumar du Congrès des députés – a expliqué que ladite coalition avait présenté à la Chambre basse une proposition non juridique dans laquelle il est demandé « à l'Union européenne d'adopter une position ferme », et qu'elle « exige la fin du blocus », tout en défendant que « la politique tarifaire ne peut pas être une politique d'étouffement des pays souverains ».
Enfin, Maíllo a plaidé pour « revendiquer la nécessaire collaboration avec les pays qui pourraient se retrouver dans une crise humanitaire aux conséquences incalculables, et pour lesquels le gouvernement espagnol doit faire preuve de solidarité », comme il l'a indiqué en conclusion.