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MADRID, 20 janvier (EUROPA PRESS) –
Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a assuré ce mardi qu'une reprise de la guerre tarifaire entre l'Union européenne et les Etats-Unis au nom du Groenland aurait un impact « minime » sur les perspectives d'inflation de la Banque centrale européenne (BCE), même si elle pèserait sur la croissance.
« Il pourrait y avoir un effet inflationniste direct limité, mais il pourrait aussi y avoir une appréciation de l'euro, ce qui aurait l'effet inverse », a expliqué Villeroy lors du Forum économique mondial dans des déclarations pour 'Bloomberg Television'.
« Nous sommes en bonne position, mais j'insiste, une fois de plus, sur le fait que nous devons être agiles et pragmatiques. Les risques baissiers pour l'inflation restent au moins aussi importants que les risques haussiers », a-t-il ajouté.
Le représentant français au Conseil de direction de l'institut émetteur a souligné que les droits de douane déjà imposés par Washington sur les importations européennes n'ont pas, pour l'instant, modifié les prix sur le Vieux Continent.
Villeroy a néanmoins soutenu que la BCE avait une marge de « s'adapter » en cas d'« écarts prolongés » par rapport à ses prévisions d'inflation actuelles, qui prévoient qu'elle clôturera légèrement en dessous de 2 % cette année et qu'elle reviendra à 2 % en 2028 la prochaine année.
Cependant, le banquier central a reconnu que le retour des tensions commerciales entraverait « évidemment » la croissance économique de toutes les parties concernées, y compris les États-Unis eux-mêmes.