L'UE souligne l'accord « vital » entre le gouvernement syrien et les FDS

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– Europa Press/Contact/Wiktor Dabkowski – Archives

BRUXELLES, 19 janvier (EUROPA PRESS) –

La haute représentante de l'Union européenne pour la politique étrangère, Kaja Kallas, a souligné ce lundi l'accord « vital » conclu la veille entre le gouvernement syrien et les milices kurdes-arabes des Forces démocratiques syriennes (FDS) pour un cessez-le-feu, l'intégration des milices dans l'armée syrienne et la prise en charge de l'autorité militaire et civile dans l'est de la Syrie par le gouvernement central.

« Le cessez-le-feu entre les autorités provisoires syriennes et les FDS est une étape vitale pour empêcher le pays de retomber dans l'instabilité et pour consolider les fonctions de l'Etat », a déclaré Kallas dans un communiqué.

Le chef de la diplomatie européenne a appelé à la « cessation immédiate » de toutes les hostilités et au respect de tous les accords, ainsi qu'à la protection des civils.

« L'objectif de l'UE reste une transition véritablement inclusive en Syrie. Pour que cela se produise, l'intégration des institutions militaires, de sécurité et civiles dans des structures étatiques unifiées, ainsi que la participation politique et locale, sont essentielles », a soutenu Kallas.

Pour le chef de la diplomatie européenne, « la protection totale des droits des Kurdes » et « l'engagement renouvelé » des autorités syriennes au sein de la Coalition mondiale contre « une résurgence de l'Etat islamique » sont également cruciaux.

Ce dimanche, le gouvernement syrien a annoncé un accord de cessez-le-feu et l'intégration des institutions militaires et civiles de l'Administration autonome pour le nord et l'est de la Syrie (AANES) dans les institutions centrales syriennes, ce qui signifie en pratique sa dissolution pour des raisons officielles en échange de l'intégration de certains commandants des FDS dans les forces armées.

L'accord a été annoncé au milieu d'une offensive militaire menée par l'armée et les milices alliées à Alep, Raqqa, Hassaké et Deir Ezzor et de rapports des FDS faisant état de crimes brutaux perpétrés par les forces pro-gouvernementales. Les FDS ont confirmé la signature de l'accord « pour éviter une guerre civile » alors que leur principal soutien, les forces militaires américaines en Syrie, font la sourde oreille à leurs demandes d'aide contre l'offensive de Damas.