– ALBERTO POLO/MINISTÈRE DE L'INCLUSION – Archive
MADRID, 16 décembre (EUROPA PRESS) –
Les gouvernements espagnol, français et marocain, avec le soutien de l'Union européenne, ont lancé « WAFIRA II », un nouveau programme de migration circulaire qui accompagnera 3 000 travailleurs marocains.
L'initiative étend sa portée à six pays – Maroc, Espagne, France, Portugal, Mauritanie et Cap-Vert – dans le but de promouvoir une mobilité du travail plus sûre, plus ordonnée et bénéfique pour les migrants et les territoires d'origine et de destination. Le lancement officiel du projet a eu lieu ce mardi 16 décembre à Rabat, lors de la célébration du premier Comité de pilotage.
Après une première phase (2021-2025) qui a permis de renforcer l'autonomie économique de 250 intérimaires marocains, 'WAFIRA II' accompagnera 3.000 personnes avec trois objectifs principaux : mieux préparer les participants avant leur départ, améliorer leur expérience de travail en Europe et faciliter leur retour et leur réintégration au Maroc, notamment à travers la formation et l'accompagnement à l'entrepreneuriat.
Les activités prévues comprennent la sélection et la préparation des bénéficiaires, qui bénéficieront d'une assistance avant le départ avec une formation en matière de droits du travail, d'adaptation culturelle et de planification de la réintégration, ainsi qu'un accompagnement continu intégré dans l'offre d'accompagnement à l'entrepreneuriat de l'agence marocaine pour l'emploi ANAPEC.
Sera également lancé le programme Accélérateur, destiné à 300 participants, qui propose des formations en entrepreneuriat, en gestion financière, ainsi que l'accès à des subventions de 2 500 euros pour démarrer des activités économiques.
De même, parmi les 300 participants au programme Accélérateur, 225 travailleurs migrants présents en Andalousie recevront un accompagnement complet pendant leur séjour en Espagne en 2026, qui comprendra une formation en matière de droits du travail, de leadership, de santé mentale, d'éducation financière et de création d'entreprise. Des activités et des événements d'intégration communautaire seront également promus à Huelva. De son côté, la France surveillera 75 participants sur son territoire courant 2027.
SE TERMINERA EN NOVEMBRE 2028
Le projet est financé à 95% par l'Union européenne dans le cadre de l'association des talents et à travers le Migration Partnership Facility (MPF), mis en œuvre par l'ICMPD, avec un budget total de 5 230 232,10 euros. Ainsi, il est prévu qu'il soit développé sur 40 mois et se termine en novembre 2028.
Sous la coordination du Secrétariat d'État aux Migrations (SEM) du Ministère espagnol de l'Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, le projet est mis en œuvre par l'Organisation Internationale du Travail (OIT) en étroite collaboration avec le Ministère de l'Inclusion Économique, des Petites Entreprises, de l'Emploi et des Compétences (MIEPEEC) du Maroc, ainsi qu'avec l'ANAPEC. Le projet bénéficie également du soutien des Coopératives Agroalimentaires d'Andalousie et de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII).
Au nom du gouvernement espagnol, la directrice adjointe du Service juridique du Secrétariat d'État aux migrations (SEM) d'Espagne, Ainara Dorremochea, a souligné que « WAFIRA II » représente une « étape clé » pour structurer la mobilité bénéfique pour tous.
Dans le même esprit, la directrice de la Coopération internationale et des associations du ministère de l'Inclusion économique, des Petites Entreprises, de l'Emploi et des Compétences (MIEPEEC), Nour Elamarti, a souligné que ce programme renforce l'institutionnalisation de l'accompagnement durable des travailleurs migrants marocains, en inscrivant leur insertion économique, sociale et professionnelle dans des mécanismes coordonnés. « De cette manière, il consolide une approche structurée, basée sur la coopération et le partenariat interinstitutionnels, afin de garantir des parcours d'inclusion plus résilients et équitables », a-t-il indiqué.
Enfin, le chef adjoint de la délégation de l'Union européenne auprès du Royaume du Maroc, Daniele Dotto, a déclaré que « WAFIRA II » incarne le type d'alliances que l'Union européenne souhaite « promouvoir et soutenir ». « Les résultats extrêmement positifs de toutes les parties intéressées – des femmes migrantes aux États membres, en passant par les institutions marocaines et le tissu économique – nous encouragent à poursuivre de manière décisive dans cette voie », a-t-il assuré.