La Cantabrie défend le rôle moteur des régions dans la préparation de l'UE aux crises et aux menaces


La ministre de la Présidence et de la Sécurité, Isabel Urrutia, à Bruxelles

– GOUVERNEMENT DE CANTABRIE

Urrutia préconise une stratégie communautaire basée sur l'anticipation et la prévention comme mesures « clés » en cas d'urgence SANTANDER 10 décembre (EUROPA PRESS) –

La conseillère à la sécurité, Isabel Urrutia, a présenté ce mercredi, en séance plénière du Comité des Régions du Parlement européen, l'avis sur la Stratégie européenne de préparation et a défendu le rôle moteur que doivent jouer les régions et les entités communautaires locales dans la préparation de l'Union face à des situations de crise et de menaces.

« La préparation de l'Europe est aujourd'hui plus que jamais nécessaire, elle est urgente et son approbation et sa mise en œuvre sont impératives », a souligné Urrutia, qui a apprécié l'avis communautaire élaboré au cours des sept derniers mois au cours desquels la Cantabrie a agi en tant que représentante du Comité des Régions pour réaliser une stratégie de préparation « plus nécessaire et péremptoire que jamais en ces temps de turbulences pour l'Union ».

Au cours de son intervention, rapportée par le gouvernement régional, la conseillère a défendu le rôle moteur que doivent jouer les régions et les entités locales de l'Union européenne dans la configuration de la stratégie de préparation de l'Europe et a souligné que « nous sommes plus unis que jamais sur ce que doit être la préparation et comment elle doit être exécutée et articulée », alors que « nous avons su nous mettre d'accord, céder, contribuer et enrichir le document, malgré nos différences politiques, territoriales, sociales et économiques ».

Elle s'est montrée favorable à affronter les crises et les menaces qui « peuvent nous affecter » à partir d'une Union européenne « préparée » et avec anticipation et prévention, en donnant aux régions et aux entités locales un rôle de premier plan.

« Nous sommes le premier contact avec le citoyen. Nous sommes là quand ils ont le plus besoin de nous, nous avons des pouvoirs et nous gérons les services publics essentiels, en plus d'avoir passé de nombreuses années à préparer notre territoire, en anticipant les menaces, dans certains cas, en le faisant seuls et sans financement, donc notre expérience et notre participation sont essentielles », a souligné le conseiller cantabrique, faisant allusion au rôle des régions et des entités locales de l'Union européenne dans l'architecture démocratique et administrative de l'Union.

De même, elle a opté pour l’anticipation et la prévention comme mesures clés pour préparer l’Union européenne à toute situation de crise ou de menace, au prisme des principes de résilience mutuelle et de double usage.

A cet effet, la préparation « doit aller dans les deux sens », depuis les institutions, les administrations, les pouvoirs publics, les entreprises du secteur privé et les médias jusqu'à la société et les citoyens afin de « les rendre conscients des risques qui nous menacent », tout en les aidant à prendre soin d'eux-mêmes car, selon lui, « c'est la meilleure manière de prévenir toute urgence ou crise et surtout dans le cas des plus vulnérables, auxquels cet avis accorde une attention particulière ».

Ainsi, le chef de la présidence du gouvernement de Cantabrie a opté pour la mise en œuvre d'une série de mesures clés pour aborder toutes les phases de préparation, y compris la récupération, comme la création d'une carte européenne des risques, d'une école européenne des risques et des crises et d'un réseau européen de régions touchées par des catastrophes, ainsi que d'accorder une plus grande importance au mécanisme européen de réponse et de renforcer le mécanisme de protection civile de l'Union européenne (REScEU).

Pour Urrutia, « la sécurité de l'Europe nécessite l'implication de tous car c'est la seule manière de garantir notre liberté. Sans sécurité, il n'y a pas de liberté ».

Pour y parvenir, elle a choisi de favoriser le transfert de connaissances et d'informations dans les deux sens, dans les deux sens, du local vers le national et l'européen et vice versa.

Elle s'est également prononcée en faveur de l'activation des secteurs clés qui préviennent les crises, comme le secteur primaire, et de garantir l'approvisionnement de base aux citoyens « à tout moment », en plus de simplifier les procédures administratives et « d'être plus flexibles » dans les contrats en temps de crise et d'urgence pour être efficace.

De même, il a préconisé la construction d'un système de communication commun « pour tous, interconnecté et infaillible » afin de garantir une communication continue, sécurisée et fluide entre tous les agents impliqués.

L'avis a été approuvé à l'unanimité et le conseiller a reçu les félicitations du président du Comité des Régions, Kata Tutto. Déjà au sein de la commission NAT (Ressources naturelles), l'avis a reçu le soutien unanime de tous les membres.