Bruxelles 22 sept. (Europa Press) –
La Commission européenne a indiqué lundi qu'elle avait ordonné à la France de récupérer 1,8 million de intérêts publics de l'aide publique à la compagnie aérienne à faible coût Ryanair pour ses opérations à l'aéroport de Carcasona (au sud du pays), à la conclusion qu'ils faisaient partie d'un accord contraire aux règles de l'Union européenne.
La décision fait partie d'une enquête plus large lancée par l'exécutif communautaire en avril 2012, à la suite d'une plainte, sur divers accords entre Ryanair et la Chambre de commerce et l'industrie de la région (CCI), une entité publique responsable de la gestion de l'aéroport de Carcasona jusqu'en 2011. Bruxelles a également examiné si les fonds publics reçus par le CCI étaient soumis aux règles européennes sur l'aide d'État.
Dans leur examen, les services communautaires tiennent pour acquis le plan d'aide publique de 11,7 millions d'euros que les autorités locales et régionales ont accordé au directeur de l'aéroport entre 2001 et 2011, principalement (9,7 millions) pour soutenir les investissements dans l'infrastructure aéroportuaire elle-même et le reste (2,7 millions) pour soutenir les activités du CCI.
Parmi ces soutiens, l'exécutif communautaire dit qu'ils étaient « nécessaires et fournis » pour aider la modernisation et l'exploitation de l'aéroport de Carcasona sans donner naissance à des avantages excessifs, ni à falsifier indûment la compétence d'autres destinations voisines telles que celles de Perpignan ou Toulouse, entre autres. De plus, une partie des subventions (1,1 million) a été allouée aux mesures de contrôle des douanes et des coutumes qui étaient en dehors du champ d'application du cadre européen.
En ce qui concerne les fonds publics accordés à Ryanair, l'exécutif communautaire a examiné en termes de rentabilité un total de 16 contrats avec une valeur allant jusqu'à 8,9 millions d'euros au cours de cette période de dix ans, tous encadrés dans l'exploitation commerciale à Carcassone.
À la suite de l'enquête, Bruxelles estime que 11 de ces contrats ne respectent pas les règles européennes dans le domaine des aides d'État et ont accordé à la société irlandaise un avantage excessif par rapport aux autres concurrents d'une valeur de 1,8 million d'euros, ce qui est le montant des intérêts – que Bruxelles affirme désormais que la France à récupérer.