Bruxelles 19 mars (Europa Press) –
La Commission européenne a exhorté les capitales mercredi à demander en avril l'activation de la clause nationale d'évasion, qui leur permettra de s'écarter des règles fiscales depuis l'été pour commencer l'augmentation de l'investissement dans la défense requise par l'UE avant la menace de la guerre d'agression de la Russie à l'Ukraine.
Dans le cadre du livre blanc sur la défense, qui aspire à être le guide stratégique pour diriger les dépenses militaires dirigées au sein de l'UE, Bruxelles a exhorté les États membres à demander l'activation de cette sauvegarde qui exclura les dépenses de défense du déficit national avant la fin avril.
D'un autre côté, l'exécutif communautaire a garanti qu'il est prêt à évaluer « rapidement » les demandes reçues par les vingt-sept en vue de terminer les procédures avant les vacances d'été.
Selon la procédure, le Conseil peut adopter par la majorité qualifiée dans les quatre semaines, les recommandations pour activer les clauses nationales et doivent spécifier une date limite pour l'écart de la voie des dépenses nettes de chaque pays que la Commission a initialement établi en quatre ans avec la possibilité d'une prolongation.
Cette flexibilité permettra aux États membres de mobiliser une dépense supplémentaire pour défendre jusqu'à 1,5% du PIB, ce qui, selon les estimations de Bruxelles, pourrait augmenter l'investissement dans la défense de l'UE jusqu'à 650 000 millions d'euros au cours des quatre prochaines années, y compris les dépenses financées par l'instrument de 150 000 millions d'euros en prêts, qui seront automatiquement éligibles en vertu de la clause nationale.
Actuellement, ils répondent à l'objectif de 2% dans la défense 23 des 32 alliés de l'OTAN, avec l'Espagne à la queue avec 1,28%, c'est donc l'un des pays qui pourrait profiter le plus de cette marge.