La Bulgarie se rendra aux urnes ce dimanche pour la septième fois en quatre ans avec des fonds européens en jeu

MADRID, 26 octobre (EUROPA PRESS) –

La Bulgarie se rendra ce dimanche aux élections pour la septième fois en quatre ans, avec la nécessité d'établir une certaine stabilité et ainsi de gérer les fonds qui arrivent de l'Union européenne en vue de son adhésion à l'euro, dans laquelle une fois de plus la droite- L'aile GERB de l'ancien Premier ministre Boiko Borissov part comme favorite.

Un favoritisme marqué par l'indifférence croissante d'une population qui, en juin, restait à un plus bas historique de moins de 34 pour cent de participation et qui ne devrait pas beaucoup varier à cette occasion, à l'image des résultats de l'époque, avec trois formations à la tête. tête.

Au GERB (Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie) – Borissov étant le premier ministre qui a exercé le pouvoir le plus longtemps -, se joignent le Mouvement pour les droits et les libertés (DPS) et We Follow the Change-Démocratie. Bulgarie (PP-DB), tous de droite et populistes.

Il n’est cependant pas exclu que cette liste restreinte soit modifiée par la montée du parti pro-russe de la Renaissance, qui a pris de l’ampleur ces derniers temps et se situe à peine à un point du PP-DB. Ces derniers mois, il a pu promouvoir une loi qui défend les droits de la communauté LGBTI.

Depuis qu’une série de manifestations contre la corruption a fait tomber le gouvernement de coalition dirigé par le GERB en 2020 et que les propositions de formation d’un exécutif issues des urnes ces quatre années ont toutes été rejetées, la participation des électeurs a également diminué.

En ce sens, les élections de dimanche ne garantissent pas que le pays ayant les taux de pauvreté et de corruption les plus élevés de l'Union européenne sortira de la stagnation dans laquelle l'a relégué sa classe dirigeante, avec la crainte même de fraude électorale à travers le achat de voix parmi les minorités rom et turque.

Les sondages prévoient jusqu'à sept formations au Parlement et n'excluent pas une huitième. Les partis ayant les meilleures prévisions dépassent à peine 26 pour cent des voix dans une chambre de 240 sièges dont 121 sont nécessaires pour obtenir la majorité absolue.